Dimanche 10 mai 2020 : « Fête nationale de Jeanne d’Arc 2020 – Fête du patriotisme » (Penser la France)

9 mai 2020

_

 

« Fête nationale de Jeanne d’Arc 2020 – Fête du patriotisme »

(Penser la France)

Communiqué national

Dimanche 10 mai 2020

Chaque année, les Clubs « Penser la France » célèbrent la « Fête nationale de Jeanne d’Arc – Fête du patriotisme » instituée par la Loi républicaine du 10 juillet 1920[*].

Cette année 2020 – sous confinement sanitaire du fait de l’incurie de nos gouvernements successifs européistes et néoliberaux – nous sommes privés du rassemblement organisé à Paris, Place Saint Augustin devant la Statue équestre de Jeanne d’Arc**.

Plus que jamais, nous voulons nous souvenir du génie de cette jeune fille qui releva le défi de sauver la France.

En cette période particulière d’effondrement de la patrie et de trahison de l’idéal national, nous pouvons – justement – retrouver dans l’exemple de Jeanne la force de l’idéal nécessaire pour célébrer notre Nation et dire intact notre amour pour la patrie.

Nul découragement. La flamme est toujours présente en nous.

La ferveur pour la France est toujours une source inépuisable d’élans et sacrifices pour beaucoup de Françaises et de Français.

Et combien, au souvenir de Jeanne, les vers magnifiques de la poétesse Christine de Pisan résonnent encore en nous :

« Qui vit donc chose advenir,

Plus hors de toute opinion

Que France, de qui mention

On faisait qu’à terre est tombée,

Soit par divine mission

De mal en si grand bien mué,

Et par tel miracle vraiment

Que, si chose n’était notoire

Et évident quoi et comment,

Il n’est homme qui le put croire !

Chose est bien digne de mémoire

Que Dieu, par une vierge tendre

Ait ainsi voulu [chose voire (vraie)]

Sur France si grand grâce étendre. »

(Q,v,3 ets.) – 1429

A tous les Français patriotes, républicains, où que vous soyez en ce jour si particulier, nous vous souhaitons une très belle « Fête nationale de Jeanne d’Arc 2020 – Fête du patriotisme ».

Les Clubs « Penser la France »

___

#penserlafrance

CONTACT: penserlafrance@penserlafrance.fr – 01.73.64.98.68

Les Clubs « Penser la France » travaillent au soutien de plusieurs initiatives politiques de refondation autour d’un  « nouveau Conseil National de la Résistance » réunissant communistes authentiques et gaullistes authentiques et au-delà tous citoyens militants pour l’indépendance de la France.

Les Clubs « Penser la France » militent pour les trois sorties immédiates : Sortie de l’OTAN – Sortie de l’UE – Sortie de l’EURO.

Source: www.penserlafrance.fr

__

Document : Nous republions ci-dessous le discours de Jean-Luc Pujo (Penser la France) prononcé à Paris en 2019.

__

« Fête nationale de Jeanne d’Arc – Fête du patriotisme » discours de jean-Luc Pujo (Penser la France) – PARIS – Samedi 11 mai 2019

[Place Saint Augustin – Samedi 11 mai 2019 – Statue équestre de Jeanne d’Arc* – Jean-Luc Pujo et Jean-Michel Salgon, auteur du tout récent « Dictionnaire des souverainismes de gauche et de droite »]

__

Chers amis,

Chers Camarades, Chers Compagnons,

Merci à tous d’avoir répondu à l’invitation des Clubs « Penser la France » pour fêter Jeanne d’Arc, en ce jour particulier, la veille de la « Fête nationale de Jeanne d’Arc – Fête du patriotisme » instituée par la Loi républicaine du 10 juillet 1920.

*

Pourquoi fêter encore aujourd’hui Jeanne d’Arc ?

Pourquoi ne pas abandonner cette Sainte à l’Eglise ?

Abandonner cette figure du passé à la droite extrême ?

Précisément, parce que nous savons, nous, Hyper-républicains et patriotes – nous savons – que Jeanne d’Arc appartient à tous ! À tous ceux qui aiment la France !

Et qu’au surplus, nous restons convaincus que Jeanne d’Arc – parce qu’elle incarne les valeurs qui sont les nôtres : l’amour de la France, la fierté de la France, l’engagement pour la France – OUI ! Jeanne d’ARC est éminemment moderne.

*

Aujourd’hui, alors que s’instruit la défaite de la France, l’abandon de nos valeurs pour un maelstrom technocratique, illégitime, anti-politique et anti-démocratique : j’ai nommé l’Union européenne… face au découragement, qui parfois nous menace, nous devons nous interroger :

Souvenons-nous de l’immense détresse que celle de notre pays – en janvier 1429 – quand se leva cette jeune fille de 17 ans.

*

Mais quel courage Jeanne ! Quelle immense énergie Jeanne !

*

Mais quelle ardente passion que celle qui poussa cette jeune fille à persuader Robert de Baudricourt – le capitaine de Vaucouleurs – de la conduire auprès du Roi Charles VII à Chinon ?

Quelle ardente sincérité poussa cette jeune fille à reconnaitre le Roi parmi ses courtisans ?

Quelle immense énergie  la poussa à délivrer Orléans des Anglais le 8 mai 1429 ? À battre à nouveau les Anglais à Patay le 18 juin ? À faire sacrer Charles VII à Reims le 17 juillet ?

Et quel courage poussa cette jeune fille arrêtée, à tenir tête à ses juges, avant que d’être condamnée, comme relapse et brulée vive sur la place du Vieux-Marché de Rouen le 30 mai 1431 ?

*

Nous avons tous en tête cette magnifique réponse de Jeanne à ces juges interloqués :

 » Puis vint cette voix
environ l’heure de midi
au temps de l’été
dans le jardin de mon père »

*

Au-delà du mystère qui commande à chaque Être humain, nous savons que Jeanne d’ARC est et restera la figure élevée du Combat supérieur pour la France.

Voilà pourquoi, nous sommes ici ce soir pour honorer sa mémoire, pour nous ressourcer, pour prendre exemple.

(…)

Aujourd’hui, tout le monde oublie Jeanne d’ARC.

Et bien Nous, nous voulons nous souvenir !

*

Avec GAMBETTA : « Je suis un dévot de Jeanne d’Arc » proclamait-il, qui voyait en elle le symbole du patriotisme à l’heure de l’invasion.

Avec JAURES : «  Ce n’est pas une révolte de paysanne qui montait en elle – nous dit-il – c’est toute une grande France qu’elle voulait délivrer, pour la mettre ensuite dans le monde au service de Dieu, de la chrétienté et de la justice. Son dessein lui parait religieux et si grand qu’elle aura le courage pour l’accomplir de résister même à l’Eglise et de se réclamer d’une révélation supérieure à toute révélation. » [1]

Avec le député FABRE, lors du débat sur la  loi de 1920 : « Il n’y a pas un Français, quelle que soit son opinion religieuse, politique ou philosophique, dont Jeanne d’Arc ne satisfasse les vénérations profondes. Chacun de nous peut personnifier en elle son idéal. Êtes-vous catholiques ? C’est une martyre et une sainte, que l’Église vient de mettre sur les autels. Êtes-vous Royalistes ? C’est l’héroïne qui a fait consacrer le fils de Saint Louis par le sacrement gallican de Reims. Rejetez-vous le surnaturel ? Jamais personne ne fut aussi réaliste que cette mystique ; […]. Pour les Républicains, c’est l’enfant du peuple qui dépasse en magnanimité toutes les grandeurs établies. […] Enfin les socialistes ne peuvent oublier qu’elle disait : “J’ai été envoyée pour la consolation des pauvres et des malheureux.” Ainsi tous les partis peuvent réclamer Jeanne d’Arc. Mais elle les dépasse tous. Nul ne peut la confisquer. C’est autour de sa bannière que peut s’accomplir aujourd’hui, comme il y a cinq siècles, le miracle de la réconciliation nationale. »[2] conclut le député.

Avec Henri MARTIN, l’historien : Elle est « le Messie de la nationalité et l’âme même de la France »[3].

Avec ARAGON lui-même magistral : « On peut admettre qu’il y a en France deux grandes traditions : la chrétienne et la matérialiste. Où prend-on qu’elles sont inconciliables ? Ne les trouve-t-on pas d’accord lorsque c’est la France qui est en jeu ? Je n’imagine pas, sous le prétexte que je me réclame de la seconde que je pourrai par exemple vouloir chasser de notre commun martyrologue Jeanne d’Arc, pour ce qu’elle disait entendre des voix. Ce qui est pour moi essentiel dans Jeanne d’Arc, héroïne de France, ce n’est pas qu’elle entendit Monsieur saint Michel, c’est qu’elle ait sauvé le royaume de France »[4] conclut ARAGON.

Avec Léon BLOY, l’historien : « Ame joyeuse, adolescente, magnifique ! (…) On avait jugé la France caduque, sinon tout à fait défunte, et voici qu’elle apparaissait, éblouissante de jeunesse » [5]

Enfin, avec Joseph DELTEIL, le grand écrivain :  « La suprême vertu de Jeanne, c’est son ignorance. Elle ne connaît pas la courbe, le cercle. (…) elle n’use pas de l’intelligence ; elle a mieux : l’instinct ! Jeanne d’Arc est la glorification de l’Instinct ! » [6].

 Et Joseph DELTEIL de conclure : « Il me semble que le monde moderne a un besoin profond des simples enseignements de la Pucelle. Dans tous les domaines, dans les arts comme dans la vie, qu’il s’agisse des fondements de la métaphysique ou des quotidiens ennuis du pot-au-feu, homme, sois gai et hardi ! (…) sois simple ; sois gai et hardi ; là est la joie, la large joie de l’esprit et du sens ! »

OUI ! Nous le comprenons maintenant, nous avons beaucoup à apprendre des leçons de Jeanne.

Une immense leçon à retenir … et d’abord celle-là :

Français ! Patriotes … Pour la France…

« Soyons simples !  Soyons gais ! Soyons hardis ! »

Je vous remercie.

Jean-Luc PUJO

__

Jean-Luc PUJO, est écrivain et militant républicain. Il préside les Clubs « Penser la France ». Il est rédacteur en chef du journal en ligne Politique-actu.com

[1] « L’armée nouvelle » Jean Jaures ;

[2] Proposition de loi  – Journal officiel n°699 – annexe au procès-verbal de la 2ème séance du 14 avril 1920 ;

[3] « Jeanne d’Arc et le conseil de Charles VII » Henri Martin ;

[4] « La conjonction et » dans « Controverse sur le génie de la France » Aragon ;

[5] « Jeanne d’Arc et l’Allemagne » Léon Bloy ;

[6] « Jeanne d’Arc » Joseph Delteil ;

[*] Il existe en France deux fêtes nationales « Jeanne d’Arc » : l’une religieuse célébrée par l’Eglise catholique à la fin du mois de mai ; l’autre républicaine, célébrée tous les 2ème dimanche du mois de mai. La ville d’Orléans fête également chaque 8 mai, l’anniversaire de la libération de la ville par Jeanne (8 mai 1429). Le défilé du 1er Mai créé par le Front National n’a fondement juridique et historique.

[**] Statue équestre en bronze de Jeanne d’Arc du sculpteur français Paul Dubois présentée au salon des artistes français en 1895. Plusieurs exemplaires de la statue existent : place Saint-Augustin à Paris, place du Cardinal-Luçon à Reims, église Saint-Maurice à Strasbourg, Meridian Hill Park à Washington.